" On attribue aux porcs et aux sangliers le même nom indo-européen, sous deux variantes su- et hu-. Ainsi, pour désigner indistinctement le porc, la truie, le sanglier et la laie, on a le grec sus et sa variante hus. La variante hus a laissé peu de traces dans les appellations des porcins, en dehors de houc'h en breton pour le porc et de hwch en gallois pour la truie. [...]

La variante su- a été beaucoup plus productive. La forme grecque sus correspond au latin sus, suis, qui, comme en grec, désignait à la fois le porc, la truie, le sanglier et la laie, et se reconnaît aussi dans les langues germaniques et slaves : angl. swine "porc", sow "truie", all. Schwein "porc", suédois svin et russe svin'je. Du latin sus "porc" viennent quelques noms actuels du porc, comme en portugais (suino) ou en italien (suino). Les zoologistes ont adopté le nom latin scientifique sus pour désigner le genre auquel appartiennent le porc et le sanglier, d'où le nom de la famille des suidés et de la sous-famille des suinés.

 

En fait, c'est une autre racine indo-européenne, pork-, qui désigne spécifiquement le porc domestique. Cette racine a pris une grande importance en latin (porcus) et dans les langues romanes.

 

Avec la forme pork, l'anglais se rattache aussi aux langues romanes mais on sait que ce terme anglais d'origine française ne peut désigner que la viande du porc, et non pas l'animal. "

 

in L'étonnante histoire des noms des mammifère, H. Walter, P. Avenas, Robert Laffont, pp. 250;51

 

P.S. On sait que porcelaine... vient du nom du coquillage de même nom. En Italien, porcellana vient de porcella, petite truie, "peut-être parce que la fente étroite que présente le coquillage rappelle l'organe génital d'une truie.

La porcelaine de Saint-Yrieix et le cul-noir de Saint-Yrieix ne pouvaient que se rencontrer !